Paul Beaupère, auteur illustrateur

14 fructidor, 31 août, la noix (Aristide)

In Uncategorized on 31 août 2020 at 8 h 48 min

En ce 14 fructidor, parlons de la noix. Elle mérite, c’est une évidence, tout autant, si ce n’est plus, que tous les Aristides du monde, fussent ils brillants, que cette journée lui soit consacrée. Aristide qui, convenons-en, le 31 août, se prend un peu pour le roi du pétrole.Voilà un fruit révolutionnaire ! J’en vois déjà qui ricanent (je déteste les ricaneurs, vous avez le droit de persifler, de brocarder, de dauber, de railler, de douter même, vous pouvez huer, charrier, mais ricaner est interdit. Le ricanement est la manifestation des esprits faibles et nuisibles, ce que vous ne pouvez pas être, puisque vous êtes en train de me lire) ! Donc, disais-je avant de m’interrompre moi-même, ce qui n’enlève rien la grossièreté de la chose, je sais que certains doutent de l’esprit révolutionnaire de la noix. C’est la preuve que vous n’avez jamais été sous un noyer à l’automne, en cette saison délicieuse où, ouvrant ses vertes bogues, l’arbre généreux laisser tomber ses fruits précieux. Et si jamais l’arbre refusait de s’exécuter ? (Le terme, pour violent qu’il soit, n’en est pas moins fort à propos quand on parle du calendrier qui sévit entre 1792 et 1806, période entre toutes où l’on pratiqua l’exécution comme un des beaux arts.) Si vous n’avez jamais vu une gaule secouer un noyer et faire pleuvoir les boules brunes, si jamais vous n’avez vu rouler les noix et les petits cerveaux de chair blonde et fraîche qu’elles dissimilent sous leurs coques, si une fois dans votre vie, une seule, vous aviez assisté à cette scène, vous sauriez alors ce que ressentait la tricoteuse assise place de la république et qui, chaque jour, se délectait à la moisson de la veuve et regardait rouler en deux moitiés inégales ce qu’il restait de ceux qui s’étaient fait gauler par des furieux de l’égalité, ces ci-derrière qui allaient en montrant le leur. Alors, bonne fête à toi petite noix.

12 fructidor, 29 août

In Uncategorized on 29 août 2020 at 11 h 49 min

Aujourd’hui nous sommes le 12 fructidor, alors ensemble honorons le fenouil, ce qui, avouez-le, est plus original que de fêter les Sabine un 29 août.Au passage, bonne fête quand même à Sabine, Sabine et Sabine.Si le fenouil à une bonne bouille, surtout ne le sous-estimez pas, lui qui préfère rester cacher aurait pu, c’est sûr, changer le cours des choses. Mais voilà, s’il se fait une gloire, c’est d’être modeste. Bien sûr, il remercie chaleureusement l’esprit éclairé qui a pensé à lui pour remplacer les Sabines. Mais pour autant, en ces temps troublés ou l’envie de vous hisser sur l’estrade de la vertu précède de très peu le désir ardant de vous faire monter les quelques marches qui séparent du sol la grande faucheuse puis votre tête de votre corps, le fenouil préfère rester discret et s’épanouir sagement sous terre. Et pourtant, si ce délicieux apiaceae ne peut rien contre les maux de crânes, brefs, mais intenses, que nos amis aux culottes plus que courtes et aux piques plus que longues savent si bien prodiguer autour d’eux, le fenouil aurait volontiers offert ses vertus digestives au bilieux et rageux qui, profitant de ses bienfaits, eussent été moins ballonnées et auraient ainsi vécu avec plus de calme et de bonhomie ces temps troublés, laissant alors en paix leurs voisins et du même coup, sur bien des épaules, des têtes qui n’avaient nulle envie de rouler ailleurs. Ami fenouil, comme il est fâcheux de penser que si tu avais été moins timide le royaume de France digestivement apaisé eut pu passer à côté de tant de troubles. Allez, sans rancunes, bonne fête quand même.

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Le Club des Voleurs de Pianos

In Uncategorized on 28 août 2020 at 10 h 24 min

C’est peut-être pas mon anniversaire, mais, bien qu’on ne soit pas le 29 juin, c’est quand même ma fête ! Hier je recevais le dernier né d’une famille déjà nombreuse, les Saint-Arthur sont désormais 9, aujourd’hui voilà que débarque l’aîné d’une fratrie qui commence, longue vie au « Club des voleurs de pianos » ! Si vous voulez savoir ce que peuvent faire ensemble un paysan russe, une lady anglaise, une charmante Américaine, son fils et un pianiste manchot la nuit sur les toits de Paris. Si vous voulez croiser un trio de furieux composé du roi de la saucisse new-yorkaise, de la sœur d’un certain Joseph S…. et d’un Lord anglais, si vous voulez savoir ce que Eiffel pouvait bien bricoler le soir quand il ne construisait pas des tours et des ponts… Alors embarquez le club des voleurs de pianos n’attend plus que vous ! Pour donner vie à tout ce petit monde, quelle chance d’avoir PaulineDuhamel pour illustrer la couverture, quel bonheur d’avoir Claire Renaud comme éditrice et quel bol d’avoir Fleurus Éditions comme éditeur, décidément il ne manque plus que vous pour que l’équipe soit au complet ! Alors, rendez vous le 11 septembre en librairie et, qui sait, d’ici là, si vous êtes fidèle à cette page, si vous êtes attentifs, si vous voulez faire partie du Club, peut-être pourrez vous gagner quelques exemplaires, dédicacés, de ma blanche main ! À suivre…

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