Paul Beaupère. Un ordinaire de Supers-héros.

21 messidor

In Trucs et machins. on 9 juillet 2018 at 9 h 26 min

21 messidor, 9 juillet la menthe (Amandine)

 

Amis qui aimez l’été ! Amis qui aimez le frais, non, ce n’est pas incompatible ! Amis qui aimez à faire roulez les têtes dans la sciure, amis qui ne pensez qu’à faire tourner les chefs ! Ce jour est le vôtre ! Nous sommes le 21 messidor ! Et aujourd’hui, sonnez glaçons, résonnez vieux rhum, nous fêtons la menthe ! Laissez le citron vert vous emporter, laissez la glace vous prendre, ensemble crions de joie au génie de ceux qui, il y a deux cents ans et quelques brouettes, eurent, bien avant les café bobo, l’idée de mettre en avant l’un des ingrédients du très fameux Mojito ! Alors enivrons nous aux parfums révolutionnaires venus des terres hospitalières de La Havane, viva l’été, viva la menthe et, que voulez vous, il n’appartient pas au révolutionnaire d’être modéré, allons, paille à la main, perdre la tête au bar !

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15 messidor

In Trucs et machins. on 3 juillet 2018 at 9 h 51 min

15 messidor, 3 juillet, le chamois (Thomas)

Celui-là habite les hautes sphères sans pour autant avoir la grosse tête. Voilà une raison suffisante pour qu’il ait sa journée.
— Mais, il porte couronne me direz vous !
¬— Certes, mais c’est de famille vous répondrais-je !
— Chez les Capets aussi, répliquerez-vous alors, et pour eux, point de journée même si en ces temps troublés, c’est leur fête toute l’année !
— Oui, mais c’est la nature qui la leur a donnée, la politique n’y est pour rien.
— Mais, insisterez-vous, chez Capet aussi la couronne est de naissance !
— Oui, mais, et là je sais par avance que mon argument fera mouche, chez Capet seul l’aîné pose sur son chef l’or qui manque à tout un peuple, alors que là, toute la famille porte avec modestie des attributs qui ne sont en rien ostentatoire !
— Alors, si c’est comme ça, il me paraît raisonnable, concluez-vous, qu’il ait sa journée. Dites-moi, ajouterez-vous soudain, si tous sont coiffés, on peut alors, pour avoir un beau trophée, tuer sans distinction madame ou monsieur !
— C’est fort juste, conclurai-je alors, vous voyez bien que cet animal est républicain, égalitaire et généreux. Allez, hardi compagnon, rechargez votre fusil et filons fêter comme il se doit le chamois !
On peut, la chose est raisonnable, imaginer que c’est un Montagnard qui lui a donné ce jour, le Girondin lui s’est occupé du 1er vendémiaire.

 

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Une année

In Actu-book., Trucs et machins. on 28 juin 2018 at 13 h 08 min

Une année…
J’arrive à l’été, tout essoufflé.
Mais, dis moi, qu’ai-je donc fait de ces dix mois, qu’ai-je donc fait de mes dix doigts ?
Par six fois je suis parti une semaine, écrire avec des enfants.
Deux fois je suis passé à Tours, une fois au Mans, Brive, Bruxelles, Dijon, Rouen, Salon-de-Provence ou Senlis, de nombreux lecteurs j’y ai rencontré, pas mal de livres j’ai dédicacés.
Pour un herbier j’ai écrit et dessiné, pour lui j’ai fait mon chef-d’œuvre de l’année, un artichaut en fleur. (Je n’aime pas le manger, mais j’ai adoré le dessiner).
Pour les petits j’ai écrit six histoires, trois sont sorties, les trois autres pas, le livre était rond, mais pour lui ça n’a pas bien roulé.
Une famille de monstres j’ai inventé, mais les dessins ne se sont pas fait, ces monstres-là attendront une année.
Mon Babysitter a vécu une aventure de plus, j’ai pour une histoire été sœur, pas bonne, non, petite, et je peux vous le dire, je suis une fille comme les autres.
Ma petite famille Saint Arthur a vécu sa septième aventure, les Potofeu sont nés pour leur première.
J’ai commis pour Fam Chret, presque 30 chroniques, et autant de dessins…
Voilà, c’est ce que j’ai fait de septembre jusqu’à juin…
Presque 500 dessins, et bout à bout 700 000 singes, c’est comme ça que l’on compte, espaces compris… (Pour ceux qui se demandent ce que cela représente, c’est l’équivalent de 5 épisodes de la Famille Saint Arthur).
Voilà, il y a encore des tas de trucs que j’ai oubliés et surtout la vraie vie, celle qui se passe à côté, celle qui mérite que pour elle le matin on fasse du café et le soir de la soupe. Voilà, c’est ce que j’ai fait cette année. Voilà aussi ce que j’aurais été avant cet été, ces petits singes que je laisse pour essayer d’exister, des traits, qu’ils soient écrits ou dessinés, des traces laissées derrière moi.
Et cet été et ces deux mois qui viennent ? Même pas peur, j’ai deux trois trucs à écrire, autant à dessiner, j’ai une valise de projets et avec elle un tube de crème solaire.

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