Paul Beaupère. Un ordinaire de Supers-héros.

3 vendémiaires, ça sent la châtaigne.

In Trucs et machins. on 24 septembre 2015 at 8 h 25 min

Celles-là ne sont pas encore à prendre par poignées au bout du fil, la châtaigne est, en ces délicieuses années ou les têtes s’envolent comme les aigrettes du pissenlit, un cadeau que mère nature fait au promeneur du dimanche, à celui qui aime finir la journée au coin du feu quand le jour fuit vers d’autres longitudes et que les brumes de l’automne font places au soleil de l’été. Il faut l’avoir extraite de sa bogue, de la pointe de son couteau incisé un rien pour ne point la voir éclater, jeté dans cette grande poêle pleine de trous qui étonne si fort l’habitant des villes et l’enfant qui passe et attendre que le feu transforme ce fruit en un trésor de parfums, retiré l’écorce charbonneuse, frottée un peu et se salir les doigts, se les brûler un peu aussi, mais c’est là une douleur qui participe au plaisir. Enfin la précieuse amande est devant vous, nue, chaude, fumante… Un rien de beurre et voilà qui achève de transformer le fruit en or !

En ce trois vendémiaires osons cette image, que d’aucuns jugeront inopportune,

la châtaigne grillée est à perde la tête !

chataigne

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