Paul Beaupère. Un ordinaire de Supers-héros.

5 frimaire, c’est le cochon

In Trucs et machins. on 25 novembre 2015 at 16 h 50 min

gs-p-49-cochon

Aujourd’hui, 5 frimaire, c’est le jour du cochon

Nos amis a la lame facile, nos si bons citoyens qui octroyèrent au plus grand nombre le droit délicieux de se faire couper raz derrière les oreilles le poil et le cou, ces si bons ci-devant le savaient bien, tout est bon dans cette merveilleuse journée du 5 frimaire. Un jour à partir nez au vent sandwich au jambon dans la poche, un jour pour se féliciter d’avoir comme meilleur ami celui qui nous donne tout pour presque rien, ses pieds panés, ses travers à griller, sa poitrine fumée, son andouillette, ses rillettes, ses rilons, son museau sa queue, sa tête en fromage, ses fesses en jambon !

Merci à toi oh sabreur furieux décapsuleur généreux de célébrer celui qui se sacrifie sur l’autel du charcutier pour le bonheur de nos papilles ! Et, oh sublime délicatesse, de ces poils, pour cet ami de rose vêtue le mot s’est fait soie, voilà que l’on fait des pinceaux, voilà qu’après avoir nourri nos corps ce cochon-là est prêt à libérer nos âmes en de fougueux élans artistiques ! Merci oh frère, tu n’es guère rancunier, toi dont le langage s’est moult fois servi pour décrire ce qui chez l’homme est le pire ! Du cochon avoir la tête n’est guère flatter, pas plus que le caractère, du porc avoir les moeurs n’est point enviable, pas plus que d’avoir son gras ni son écriture…

Nos amis a la lame facile, nos si bons citoyens qui octroyèrent au plus grand nombre le droit délicieux de se faire couper raz derrière les oreilles le poil et le cou, ces si bons ci-devant le savaient bien, tout est bon dans cette merveilleuse journée du 5 frimaire. Un jour à partir nez au vent sandwich au jambon dans la poche, un jour pour se féliciter d’avoir comme meilleur ami celui qui nous donne tout pour presque rien, ses pieds panés, ses travers à griller, sa poitrine fumée, son andouillette, ses rillettes, ses rilons, son museau sa queue, sa tête en fromage, ses fesses en jambon !

Merci à toi oh sabreur furieux décapsuleur généreux de célébrer celui qui se sacrifie sur l’autel du charcutier pour le bonheur de nos papilles ! Et, oh sublime délicatesse, de ces poils, pour cet ami de rose vêtue le mot s’est fait soie, voilà que l’on fait des pinceaux, voilà qu’après avoir nourri nos corps ce cochon-là est prêt à libérer nos âmes en de fougueux élans artistiques ! Merci oh frère, tu n’es guère rancunier, toi dont le langage s’est moult fois servi pour décrire ce qui chez l’homme est le pire ! Du cochon avoir la tête n’est guère flatter, pas plus que le caractère, du porc avoir les moeurs n’est point enviable, pas plus que d’avoir son gras ni son écriture…

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